L'Attente.

L'Attente.
Attends ! J'attends. . .

L'attente est un moment de notre vie où le corps est figé, où l'esprit n'y est plus, où notre âme a quitté ce monde pour rejoindre d'autres cieux. C'est comme si le Saint Homme voulait que nous vivions au milieu du temps dans l'attente perpétuelle de l'éternité.

A chaque attente, nous sommes comme paralysés. Paralysés d'une certaine situation. On ne peut rien faire, rien contrôler. On ne peut qu'attendre, et encore attendre. . .

Attendre, pourquoi ? Attendre, quoi ? Attendre, qui ? Attendre. . .

On aimerait attendre pour quelque chose, pour quelqu'un. En fait, on attend pour nous-mêmes, et uniquement pour nous-mêmes. Nous sommes parfois égoïstes. Même tout le temps, puisque nous passons notre temps à attendre le futur.

Dans le fond, je veux attendre encore. Cela veut au moins dire que je suis vivant. Car en fait si on y réfléchit bien, on vit à quoi ? On vit à attendre la mort.


. . .


Romy.
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# Posté le mercredi 02 avril 2008 08:32

I'm loving love.

I Love HER . I'm in Love.


(L) (L) (L) (L) (L)

No Photography.
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# Posté le vendredi 28 mars 2008 12:28

Le Coeur Gros.

Le Coeur Gros.
Une minute de silence pour une vie de passion. Thierry Gilardi méritait bien ça. Mercredi soir, le monde du foot lui a rendu hommage en arrêtant de s'agiter pendant 60 secondes d'éternité. Il était 21 heures pile. Le Stade de France a commencé par battre des mains. A l'italienne. Puis il s'est figé dans un silence de cathédrale. Brassard noir au bras gauche, les onze bleus avaient le visage fermé à double tour. Peut-être revoyaient-ils son sourire, peut-être entendaient-ils sa voix ?
A 21h02, le foot reprenait souffle et vie.
Le foot, indispensable et dérisoire.
Au micro, Christian Jean-pierre et Arsène Wenger tentaient de nous faire entrer dans le match. Nous sommes restés à la porte. Comme Jean-Michel Larqué était resté dans la tribune. Muet. Meurtri.
A 20 heures, PPDA avait ouvert son journal avec la mort de Thierry Gilardi. Capitaine blessé et porte-parole touché, Patrick Vieira s'était dit sous le choc. Comme tout le monde. Comme Raymond Domenech qui avait oublié la brouille qui l'opposa au journaliste un dimanche d'avant mondial sur la plateau de Téléfoot.
Entre soupes au lait...
A 21h34, Ribéry ouvrait le score sur pénalty avant d'enlever son maillot pour dévoiler un petit message personnel. "Pour mon pote Hicham et M.Gilardi".
Pas étonnant de la part d'un mec qui a fait craquer Metz, Marseille et maintenant Munich.
Un généreux, un spontané le Francky. L'arbitre lui mit un carton jaune. On n'ôte pas son maillot. C'est la loi. Le foot est parfois très con. Pas grave. Ribéry a claqué son troisième but en bleu.
Il vous l'aurait dit.
Il bossait ses matchs comme un coach.
Gilardi n'allait jamais au stade sans biscuit.
Il était l'homme aux mille fiches. Aux mille-feuilles.
De là-haut, Thierry a dû apprécier le petit mot du balafré.
Comme il a dû savourer cette victoire des Français à deux mois et demi du début de l'Euro.
Nous, ce France-Angleterre nous a ennuyés.
Il y manquait trop de choses. Il manquait ses éclats de voix, ses éclats de rire.
Le foot console les enfants chagrinés. Il n'apaise pas les hommes qui ont le c½ur gros.

Il respirait la vie.
Elle l'a laissé tomber.
Une injustice pour tout le monde. Surtout pour sa famille.
Depuis mardi 23 heures, c'est une pluie d'hommages, de fleurs et de mots doux. Une pluie de larmes.
Thierry Gilardi avait commenté Manchester-Lyon, le 4 mars dernier. Son dernier match. Ses derniers cris ont donc secoué Old Trafford, un temple du football appelé le Théâtre des Rêves.

Nice-Matin.


Romy.

# Posté le vendredi 28 mars 2008 12:20

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Je dors. Je rêve. C'est tellement bon. Je suis avec elle, on est à cet endroit, il est la bonne heure. On parle, on discute, on s'embrasse, on se glisse des mots à l'oreille, on se caline. Nos regards s'entrecroisent. Le souffle de l'un ravive celui de l'autre. La voix de l'autre rassure celle du premier. Ils s'aiment. Jamais un sentiment n'aura produit un tel bonheur.

Je me lève. Je marche. Elle m'appelle, je l'entends. Je vais dans sa direction. En même temps, je pense. Je la crois en face de moi, là, à l'endroit rêvé, où seul mon corps et mon esprit peuvent entrer en contact avec son âme. Elle est si belle. Si gentille. Si magnifiquement somptueuse. Si rêvée.
Je continue de marcher. Je me rapproche d'elle. Je la sens proche. Très proche. Mon portable sonne. Elle me voit, moi non. Elle me parle. Elle continue de me dire qu'elle me voit et que moi non. Elle se moque. Elle rigole, comme elle sait si bien le faire. C'est pour cela que je l'aime. Un amour si mystérieux.
Elle me dit enfin par où me diriger pour que mon regard puisse croiser le sien. A droite. Continue. Quelques mètres encore.

J'aperçois enfin ses cheveux, si beau, trop beau pour moi, je le sais. Je la rejoinds. Un pas, puis un autre, puis un autre, puis...

Mon âme s'en est allée. Elle a quitté ce monde au moment où elle allait vivre son plus grand bonheur. Un pas de trop. Ce pas, porteur d'espoir, avait comme destin la fin d'une vie. Il a, comme destin, la fin d'une vie.


Romy.

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# Posté le samedi 15 mars 2008 16:27

Les mots se noient au fond de ma gorge.

Les mots se noient au fond de ma gorge.
Sans toi, je ne suis rien.

Sans moi, tu es tout.


A ne pas méditer, c'est la vérité .



Romy.

# Posté le samedi 15 mars 2008 15:12